Hello :))

Aujourd’hui, je vous retrouve pour vous parler un peu de mon alimentation et plus particulièrement de pourquoi j’ai arrêté le gluten, il y a un peu plus de 2 ans maintenant.

Pourquoi me suis-je imposée cette corvée alors que le gluten se cache pour ainsi dire presque partout dans notre alimentation : pâtes, seitan, semoule, pain, bières… et je ne parle même pas des produits industriels, où pour certains, on ne soupçonnerait même pas sa présence : cube de bouillon, conserves,sauces… Sachant qu’en plus je suis végétalienne, vous devez vous dire qu’il ne me reste plus grand chose à manger…Et bien détrompez-vous ! Je n’ai jamais mangé aussi varié qu’aujourd’hui. Mais avant…

 

QUELQUES GÉNÉRALITÉS !

I/ Intolérance au gluten VS Manger sans gluten

L’intolérance au gluten ou maladie cœliaque, est une vraie maladie intestinale chronique et auto-immune. En fait, le gluten détériore les cellules de l’intestin grêle ce qui entraine une perméabilité de la paroi intestinale. Ce phénomène engendre une mauvaise absorption et, de ce fait, une déperdition en terme de nutriments, puisque les échanges s’effectuent au niveau de l’intestin grêle. Je vous passe les détails de ce que cette maladie rare (on dit que 5 personnes sur 1000 sont touchées en France) peut également provoquer : problèmes tendineux, de peaux, diarrhées, douleurs articulaires et abdominales… bref vous l’aurez compris, c’est une vraie misère.

Pour ma part, je ne suis absolument pas intolérante au gluten. Je pense juste que j’y suis juste un peu sensible, comme beaucoup de monde d’ailleurs. En effet, j’ai remarqué que dès que je consomme des produits contenant du gluten, j’ai toujours de légers symptômes qui apparaissent… Nez qui coule, estomac qui gonfle, grosse fatigue… ce n’est pas dangereux. Simplement inconfortable. Mais, du coup, est-ce que cela m’empêche de consommer de temps en temps une délicieuse pizza à l’extérieur ou bien ces divins raviolis fourrés au basilic ? Mmmh…Je ne crois pas… Pour une fois y a pas mort d’homme.

 II/ Pourquoi suis-je passée à une alimentation sans gluten ?

Au départ, j’avais entendu parler de cette alimentation via la télé. Ça devait être en 2015. Quelque chose comme ça. Le tennisman Novak Djokovic était au top ! Il venait de devenir n°1 et on le voyait partout à la télé faire de la pub pour Gerblé… J’avoue qu’à l’époque, ça n’avait pas vraiment fait tilt. J’étais en plein pendant mes études et je pensais davantage à m’amuser avec mes amis plutôt que de bien manger pour faire un 50 km. Je ne voyais absolument pas l’intérêt de se prendre la tête « en plus » avec ça. Mais… cela dit…comme je suis assez curieuse, c’est quand même resté dans un coin de ma tête… comme pour plus tard.

Les années ont passé et, en 2017, au terme de mes études, je remets le cap vers le Sud. A cette période, je décide de reprendre ma santé et mon corps en main et je me lance dans la préparation de mon premier marathon. Mais je reviens de loin. Je suis très faible physiquement et je me cache sous une bonne petite couche de graisse bien rassurante. Je m’essouffle pour rien et niveau alimentation… bah, c’est pas foufou. Même si, à cette période, je suis déjà  végétalienne, je mangeais trop gras, en trop grosse quantité , je grignotais souvent… bref, il a fallu pas mal d’efforts pour me remettre à flots. J’avais besoin de gagner en endurance, de me renforcer, de m’affiner… Et c’est là que j’ai décidé de tester l’alimentation sans gluten. Pour le sport, pour mon sport : La course à pieds. Et je dois dire que d’un point de vue digestif, ça a été MA-GI-QUE !!

Ce qui a été le plus visible, c’est l’état de mon ventre. En effet, j’avais toujours tendance à avoir le ventre gonflé ce qui n’est plus du tout le cas maintenant, même après avoir beaucoup mangé et peu importe la source de nourriture. Seule exception et encore, ce n’est pas systématique : la période menstruelle. J’ai également beaucoup moins de maux de tête, mon transit s’est régulé et je suis de bien meilleure humeur. Quant aux répercutions sur mes performances sportives en course à pieds/trail/triathlon: plus aucun problème digestif, notamment sur les épreuves longues (plus de 4h), je me sens moins lourde et plus alerte. Ma vitalité a augmenté et j’ai fracassé tous mes RP en CAP.

Avec le recul, je me doute qu’il n’y a pas que l’arrêt du gluten qui joue dans ma progression. D’ailleurs, aucune étude scientifique ne le prouve.

Cependant, c’est en parti grâce à ce mode alimentaire, qu’aujourd’hui, je ne consomme plus de nourriture industrielle. J’ai banni les mauvaises  graisses et les mauvais sucres. Je bois une eau saine et je récupère bien. J’écoute mon corps et ses besoins. Tout simplement.

Je tiens quand même à préciser que comme tout un chacun, je ne suis pas parfaite et qu’il m’arrive de temps à autre de craquer et de manger des trucs pas super. Je ne suis pas une sportive de haut niveau et je n’ai donc aucune obligation de résultat. Faut pas pousser quand même. Si je fais du sport, c’est avant tout pour me dépasser et me faire plaisir.

Cela dit, maintenant, lorsque je mange quelque chose contenant du gluten, je vois tout de suite la différence : Presque instantanément, mon ventre gonfle, même si je n’ai pas beaucoup mangé. J’ai l’impression d’avoir le crâne « ensuqué », des sortes de bouffées de chaleur, et je suis tout de suite plus fatiguée. Incroyable non ?!

 

III/ Limiter sa consommation de gluten : Les bases

Vous aussi, vous souhaitez limiter le gluten dans votre alimentation ? Mais par où commencer ? Le mieux, c’est de tout simplement consommer des céréales et légumineuses brutes et préparer vos repas vous-même. Si vous souhaitez malgré tout consommer des produits industriels, vous verrez  en magasin, il n’y a aucun problème. Aujourd’hui, le « régime » gluten free à la côte. Les industriels mettent souvent en gras les ingrédients allergènes et sur les produits sans gluten, vous pouvez retrouver ce petit logo :

 

Seul bémol : les produits coûtent cher… exemple :  comptez 4.50 euros pour un paquet de pâtes sans gluten contre 1 euros pour des pâtes classiques.

Après, y a pas 300 000 solutions… Le décryptage des étiquettes, c’est la clef.  Mais pour vous faciliter la vie, vous pouvez retenir l’adage suivant : SABOT

S pour Seigle, A pour Avoine, B pour Blé, O pour Orge et T pour Tritical (une sorte d’hybride entre blé et seigle). Rajoutez le E pour l’Épeautre et le K pour Kamut. Déjà, vous serez pas mal pour éviter les principales sources de gluten.


IV/ BOUUUUUUUH, je ne sais plus quoi manger !!!!!

Pas de panique ! Il  reste plein de céréales et légumineuses excellentes pour la santé et sans gluten. Je pense notamment au riz sous toutes ses formes, au maïs, au soja (avec parcimonie) au quinoa, aux lentilles, aux haricots, à la patate douce….Je ne vous les cite pas toutes mais sachez qu’il n’y a que l’embarras du choix. Évidemment, il va peut être vous falloir un peu de temps pour vous faire à cette nouvelle alimentation. Moi, par exemple, j’ai eu un peu de mal à me faire au goût des pâtes sans gluten. Au début, je trouvais ça un peu farineux, voir fade. Et puis, petit à petit, mon palais s’est habitué et j’ai appris à les agrémenter avec des sauces saines et aujourd’hui, je les trouve délicieuses… Même que les pâtes normales… bah maintenant, je les trouve sucrées et collantes. Donc, en conclusion : informez-vous bien, testez et…régalez-vous !

 

Alors, tenté(e) par l’alimentation Gluten Free?

See ya !

Célia Lipinska